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Ces cartes donnent le géopotentiel (plages de couleurs, cela peut être représenté par des lignes - on parle d'isohypses) et la pression au niveau de la mer (lignes blanches). Le géopotentiel à 500 hPa, c'est l'altitude à laquelle on atteint 500 hPa. On sait que plus on monte et plus la pression diminue. Or la pression 500 hPa ne sera pas atteinte toujours à la même altitude, cela dépend de la masse d'air. De l'air froid est plus dense, plus tassé, si on s'élève au sein d'une masse d'air froid, la pression baisse plus vite que dans une masse d'air chaud qui est plus dilaté, occupe plus de place. Pour simplifier, les 500 hPa sont atteints à plus haute altitude dans une masse d'air chaud et à plus basse altitude dans une masse d'air froid. Cette altitude est donnée ici en décamètres et l'échelle est à droite, il faut ajouter un 0 pour l'avoir en mètre. La moyenne est de 552 décamètres soit 5520 mètres d'altitude pour atteindre 500 hPa. Et un anticyclone en altitude est composé d'air chaud, une dépression d'air froid. Ce qui apparaît en orange-rouge ici correspond à des géopotentiels élevés donc à des anticyclones, ce qui apparaît en vert-bleu correspond à de bas géopotentiels donc à des dépressions. La langue orange qui remonte vers le Groenland est une puissante dorsale presque isolée des hauts géopotentiels subtropicaux, elle bloque le flux d'ouest sur l'Atlantique. Entre cette dorsale et Terre Neuve il y a une dépression (tâche verte) isolée (elle est entourée de champs anticycloniques), il s'agit d'une goutte froide; on peut quasiment parler de goutte froide aussi pour la dépression située sur le golfe de Gascogne. En plus de savoir ce qu'il y a en altitude (ce qui est très important), on peut voir les flux sur ce type de carte. Par exemple autour de la dorsale Atlantique, le flux remonte du centre de l'Atlantique vers la mer du Labrador puis passe sur le Groenland, redescend sur l'Islande puis l'Ecosse. Une partie part vers l'Allemagne et le Danemark et l'autre vers le Portugal puis ensuite vers la côte d'Azur et l'Europe centrale. Il faut donc suivre les différences de couleurs pour avoir les flux. La dorsale fait remonter de l'air chaud vers le Groenland, arrivé là bas cet air se sera refroidit et c'est de l'air frais qui va ensuite se diriger vers l'Islande, l'Irlande, l'Ecosse, puis à nouveau de l'air chaud qui remontera vers l'Italie... Je rappelle que dans l'hémisphère nord l'air circule dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone, et dans le sens contraire autour d'une dépression. On peut tirer d'autres informations à partir du géopotentiel à 500 hPa, notamment si le flux est convergent ou divergent, si les isohypses décrivent des courbures cycloniques ou anticycloniques. Par exemple sur le Portugal le flux est à courbure cyclonique et sur l'Irlande il est à courbure anticyclonique. Je ne m'étendrai pas plus là dessus car cela complique les choses, avec l'habitude vous pourrez comprendre plus facilement. A noter qu'on peut aussi avoir un marais barométrique à 500 hPa, c'est à dire que l'on n'est ni sous l'influence d'un anticyclone ni sous celle d'une dépression; on parle de champs mous, de flux mous, c'est presque le cas sur la France. Les pointillés gris correspondent à la température à 500 hPa. -15°C cela commence à être chaud, -30°C à être franchement froid, -40°C sont parfois possibles en hiver. Ce paramètre confirme ce que je disais plus haut, à savoir qu'un anticyclone est composé d'air chaud en altitude (-20°C au sud du Groenland) et une dépression d'air froid en altitude (-25°C sur le golfe de Gascogne et -30°C au nord de la Scandinavie). Les lignes blanches sont les isobares qui donnent la pression au niveau de la mer. La moyenne est de 1013.25 hPa, au dessus c'est anticyclonique et en dessous c'est dépressionnaire. Les anticyclones peuvent se prolonger en dorsale (comme par exemple vers le nord du Québec), les dépressions en talweg (comme par exemple vers l'Ukraine) (remarque valable aussi pour les isohypses). Plus les isobares sont resserrés et plus l'écoulement de l'air est rapide (c'est pareil pour les isohypses). En effet, imaginez un tuyau d'arrosage, à son bout l'eau sort normalement, vous pincez l'extrémité et l'écoulement s'accélère, là c'est pareil. Ainsi sur cette carte le vent est fort entre le Groenland et la Norvège et il est très faible à nul sur l'Italie et les Balkans. A 500 hPa l'écoulement de l'air est parallèle aux isohypses, en revanche ce n'est pas vraiment le cas avec les isobares. En effet le frottement de l'air sur la surface provoque une déviation de quelques degrés. Pour un anticyclone l'air tend à s'échapper de celui-ci, pour une dépression l'air tend à aller plus facilement vers celui-ci. On considère qu'à partir de 3000m environ, l'action de la surface n'est plus présente (en dehors des montagnes).
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